La galerie Noir sur blanc présente l’exposition intitulée «  Interaction » de l’artiste peintre Hafid Marbou

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Qadaya- Hafid Marbou est né en 1974 à Tiznit, diplômé des arts plastiques à Marrakech en 1994, il vit et travaille à Agadir en qualité de professeur dArts plastiques depuis 1996. Il a gagné plusieurs concours, et participé à plusieurs événements artistiques au Maroc et à létranger.

 « Hafid Marbou a la magie de la couleuril a aussi la grâce et lhumilité des vrais créateurs. Son travail, où douceur et force font bon ménage, na nul besoin de commentaire. Il exige ce silence dont on se pare à lentrée dune mosquée, dune église ou dune synagogue » comme en témoigne lartiste Mahi Binebine à propos de luvre de Marbou.

Biographie :

1994  Diplôme dArts Plastiques – Marrakech

1995  Etudes Pédagogiques dArts Plastiques – Marrakech.

1996  Professeur dArts Plastiques  Agadir

Principales expositions

2015   Galerie 23, Amsterdam – Hollande

          Galerie IROK, Venlo – Hollande

           Galerie Noir sur blanc  Marrakech

           Institut français  Agadir

           Festival international des arts plastiques de Mahrès  Tunisie

           « TRACE » Salle dexpositions Dar Souiri – Essaouira

           « Dessin Contemporain 85000 » Maison de culture Kheireddine  Tiznit

2014   Galerie Mohamed El Fassi  Rabat

           Institut français – Agadir

           Le sous-sol art gallery – Agadir

2013   Institut royale de la culture amazigh – Rabat

             35e Moussem Culturel International d’Assilah

2012   « Carte Blanche Mahi Binbine »  CDG  Rabat

           « Lanatomie de la nature » sous-sol art gallery  Agadir

           Art Lounge Gallery  Sofitel – Agadir

2011   Galerie Centre d’art de Venlo – Pays-Bas

2010  «Donner pour Exister» Galerie Noir sur blanc  Marrakech

          «Prix AMFA 2010» Remp’Art Galerie – Marrakech

          «Attention peinture fraîche» sous-sol art gallery – Agadir

          «Un tremblement de vie» Le sous-sol art gallery – Agadir

2009  Musée dart Arad – Roumanie

          Galerie Daniel Vignal -Toulouse – France

2008  Biennale dart contemporain – Marrakech

          « Absolutment Artiste » Galerie Noir sur blanc  Marrakech

          « Absolutment Artiste » Galerie Shart  Casablanca

           Galerie Nationale Bab Rouah –  Rabat

          « Un seul espace, un seul rêve»Théâtre National M5- Rabat

2007  « Plein Sud » Galerie Bab El kébir  Rabat

2006  « Horizon Bleu »Musée municipal Agadir

           Centre culturel  Bojdour

2005  « Maroc Avenir » Espace Expressions CDG  Rabat

          « Première rencontre des Artistes professeurs »  Agadir

2004  Galerie La médina dAgadir

          Centre culturel Jamal Dorra  Agadir

2003  44éme Salon de peinture / sculpture. Saint-denis   France

2002  Salle des expositions Théâtre de Verdure  Agadir

2001  Festival international Olhao  Portugal

2000  Première rencontre régionale de la jeune peinture  Agadir

1997  Première rencontre des jeunes plasticiens – Tiznit

1996  Galerie Bab Doukkala  Marrakech

Extraits de texte :

Abderrahmane Ajbour / Université dEl Jadida : Les enjeux mémoriels de la matière

A première vue, on saccroche ; et on désire immédiatement entrer dans lintimité de luvre et de la vision qui la précède. On hésite, un instant rebuté, mais en même temps on est attiré, forcément. Cest que léblouissement et lémerveillement que procurent les nouvelles toiles de Hafid Marbou apporte leur lot de fraîcheur et dénigmes. En réduisant la distance du regard, en se penchant de plus près, on a la chance découter et de dialoguer un peu plus « jouissivement » avec un univers unique.

Par rapport à ses travaux antérieurs, il semblerait que la peinture de Marbou ait pris aujourdhui un tournant crucial. Elle sest dégagée en douce dun il et dun geste trop limitatifs/imitatifs pour recouvrer une liberté de ton et de langage. Larticulation principale en est cette utilisation massive et novatrice de matériaux hétéroclites. Ce qui nest nullement aléatoire ; car il est supposé quun travail de recherche, de réflexion et de préméditation ait été entrepris sur la base dune autoréférence consciente et pertinente. Un retour sur soi que les uvres dici mettent à lhonneur efficacement.

Dabord, Marbou semble avoir revu sa palette. A partir, semble-t-il, dune négociation sereine avec la couleur, la lumière et, surtout, les matières. Ensuite, il se serait débarrassé du brouillage visuel qui empêche dobserver et qui altère le visu-vécu de manière corrompue. Enfin, il promet  par ses uvres  de questionner davantage la complexité structurelle de la valeur mémorielle dune enfance toujours présente  et de sinterroger in situ sur le devenir de lobjet mémoriel. Lart est bien capable de cela ; notamment en complexifiant les structures et en puisant dans les lieux-temporels des naissances.

Quant aux influences, Hafid  Marbou dit être redevable à De Vinci et à Anselm Kiefer, entre autres. Ce que Léonard applique au corps et à lespace, il essaie, lui, de lappliquer à une parcelle de sol boueux, gravée dans sa mémoire. Une vue microscopique et anatomique sur le réel de naguère, et qui souvre sur les possibilités dun relatif abstrait pictural. Celui-là même qui cherche à faire voir ce qui se cache derrière les apparences. Dans ce sens, la nature visualisable ne serait pas complète, ni parfaite. Elle nest ni finie, ni finalisée ; il lui manque le geste artistique, qui, selon lui, consiste à mettre la main à la pâte, au sens littéral du mot

Ainsi, Marbou revisite les enfances. Celles de loriginel et du présent. Il ne jure que par son rapport viscéral à la Nature. Notre nature à tous, en somme. Mais, chez lui, les choses sont plus « ombiliquées ». Il appelle cela le « traitement des matériaux » inscrits dans les espaces du jeu. Ce qui est un enjeu hautement significatif et déterminant. Il pense avoir intégré, en quelque sorte, les matériaux dans son monde intérieur, depuis, par exemple, le jeu organique de la glaise. Par son acte pictural, il chercherait à célébrer cette communion et à éviter les faux-semblants.

Hassan Wahbi :

 « Dans ce que fait le peintre, on retrouve justement cette mémoire de la main, cette interrogation et la lutte des sens dans lacte de peindre, sur un fond de gestualité et de fatalité de la matière et des formes de la matière. Non pas dans une tradition passive de la manière « abstraite », mais dans lexaltation dune traduction du réel, dans lobsession et lomniprésence des espaces expressifs.

Chez Marbou les possibles plastiques se donnent par une sorte de lyrisme gestuel qui passe par deux moments différents : le moment de léquilibre, le moment du mouvement. Ce double aspect, lun et lautre sont tantôt conjoints, tantôt séparés. Soit léquilibre se cherche, se donne dans linstallation despaces fortifiés, en masses, en rocs, en étendues traversées de mouvements.

Là, les surfaces sont des volumes avec un ajointement de tracés ou un jeu de fibres resserrant lespace, le couvrant comme des habits ajourés, des maillages denses, des biffures, des sillons contradictoires créant plusieurs perspectives. On a là des paysages exprimés et non peints ou repris, une sorte de paysage mental qui garde en lui le souvenir de ce qui a été vu, de ce qui a existé.

Ou alors, second aspect, toutes les surfaces ne sont représentées que par des forces de mouvements, dinstabilités, de fragmentation, délans tempétueux, de violence même ou dénergies saccadées ou traversières. Dans cette perspective, le dynamisme des toiles est souvent obtenu par la multitude des lignes fines ou épaisses qui nappartiennent pas au paysage, à larrière site mais à la seconde surface, créant des trajectoires en reliefs fins ne surchargeant pas, gardant leur potentialité, leur légèreté (comme le papier, la poudre de marbre, les pigments, les fils de verre). Ces éléments qui densifient les surfaces restent des composants picturaux, des éléments créateurs ou solidaires.

Cela donne limpression que la peinture est depuis longtemps épuisée et quil faut retrouver les premiers gestes, linstinct du savoir et du tracé. Ce qui fait que la peinture recommence à chaque fois, à partir du moment où le peintre se demande comment est-ce encore possible. Cest même dune certaine manière lincipit de toute démarche, de toute investigation. Il ne sagit pas de croire au renouvellement en tant que tel comme unicité ou rupture arrogante, mais dêtre un héritier parmi les autres sans savoir ce quon est réellement. Le peintre, ici, travaille dans l’ignorance en apprenant à savoir ce quil ne sait pas de lui-même »

الثلاثاء 6 أكتوبر 2015 15:35
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