Pour un statut des attachés de presse

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Abderrazzak EL QAROUNI   Avec l’avènement du 15 Novembre dechaqueannée, on célèbre la journée nationale de l’information et de la communication.

    Chaque année, on fête cet événement avec festivalité. Et l’on constate qu’on s’intéresse, particulièrement, aux journalistes de la presse écrite, de l’audiovisuel et de la presse électronique sans se soucier des attachés de presse et des journalistes des administrations publiques.

    Ces journalistes sont une nouvelle donne de l’administration marocaine moderne et une composante du corps journalistique marocain. Ils sont des journalistes à part entière et ne doivent pas être considérés comme des journalistes entièrement à part.

     Il est temps de rendre à César ce qui lui appartient. Depuis des années, les attachés de presse et les journalistes des administrations sont, à quelques exceptions près, des laissés pour compte !

     On constate que l’on s’occupe rarement de leur situation administrative et professionnelle. Leur secteur est mal structuré. Il y’a parmi eux des intrus, des personnes qui n’ont pas les compétences requises, mais qui ont un grand culot (de la jebha comme l’on dit) qui leur permet de chasser dans le jardin des autres et de couper l’herbe sous les pieds de leurs semblables. Et comme on dit: «Si tu n’as pas honte, fais ce que tu veux ».

    L’effronterie mène, parfois, au devant de la scène, mais elle peut porter un coup fatal à son auteur. Tel un pauvre papillon de nuit attiré par la lumière d’une lampe incandescente et qui finit par se griller.

     Le journalisme est un métier ouvert et constitue une belle carrière dans les sociétés modernes et démocratiques. Il est convoité par de nombreuses personnes. Cependant, on n’accepte pas de porter atteinte à son image de marque par des gens sans scrupules.

    Le corps des attachés de presse et des journalistes des administrations, compte en son sein, des lauréats de l’Institut Supérieur de Journalisme (l’actuel ISIC) de Rabat, des gens honnêtes et travailleurs qui ont servi l’administration marocaine avec professionnalisme, dévouement et abnégation.

    Le Ministère de la Communication et le Ministère chargé de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, chacun de son ressort, sont appelés à se pencher sur ce dossier épineux pour lui trouver les solutions adéquates, et surtout à promulguer un statut particulier des attachés de presse et des journalistes des administrations qui fait de cette fonction un cadre interministériel ayant des devoirs bien définis et jouissant de ses pleins droits.

     ‘‘ Le journalisme mène à tout à condition de savoir s’en sortir’’ comme dit l’adage. Plusieurs lauréats de cet institut travaillent dans les différents ministères du pays. Ces journalistes de «la diaspora interne» ne demandent pas à avoir une situation privilégiée, mais uniquement à être traités sur le même pied d’égalité que leurs confrères travaillant dans la presse écrite et audiovisuelle.

Dans certaines administrations, ces journalistes sont lésés. Ils ne sont pas considérés à leur  juste  valeur et n’ont pas droit aux postes de responsabilité.

     En 1994, on a assisté à la création de l’Association Marocaine des Attachés de presse et des journalistes d’institutions qui a pour but de promouvoir la communication institutionnelle. Cette association, atteinte de léthargie, n’a pas réalisé les objectifs escomptés.

     De plus, les premières  Assises Nationales de l’Information et de la Communication, organisées à Rabat en 1993, ont donné lieu à plusieurs recommandations qui embrassent toutes les sphères du paysage médiatique marocain. Si ces recommandations ont été intégralement appliquées, elles auront, à coup sûr, révolutionné ce paysage.

     Les attachés de presse continuent de travailler dans des conditions peu motivantes en attendant des jours meilleurs.

الجمعة 23 نوفمبر 2012 22:21
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